samedi 25 septembre 2010
Saumon transgénique : Plus d'études demandées | Environnement | Radio-Canada.ca
Saumon transgénique : Plus d'études demandées | Environnement | Radio-Canada.ca: "Saumon transgénique
Plus d'études demandées
Mise à jour le mardi 21 septembre 2010 à 12 h 09
Commenter (24) »PartagerCourrielTwitter
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Du saumon
Photo: iStockphoto
Après deux jours d'audience, le groupe d'experts indépendants chargé par l'agence américaine des aliments (FDA) de déterminer si le saumon transgénique est sans danger pour la consommation humaine est arrivé à une première conclusion. Le comité considère qu'il ne possède pas assez de données pour déterminer si la modification génétique qui permet au saumon de grossir deux fois plus rapidement est sans danger pour l'humain et l'environnement.
L'entreprise AquaBounty Technologies, qui espère pouvoir vendre le premier animal génétiquement modifié pour la consommation humaine à la suite de ces audiences, soulève de nombreuses critiques. Une coalition regroupant 31 organisations de défense des consommateurs et de l'environnement s'y oppose.
Les membres du comité reconnaissent que ce saumon modifié semble sans danger, mais ils jugent néanmoins qu'il est important et souhaitable de procéder à plus d'études avant de le commercialiser.
La FDA n'est pas obligée de suivre les recommandations de ce comité consultatif.
Les experts internes de la FDA ont déjà effectué leur évaluation des risques de ce saumon et ont conclu qu'il était sans danger pour la consommation humaine et l'environnement.
AquaBounty, qui produit à l'Île-du-Prince-Édouard les oeufs de poissons destinés à des élevages au Panama, affirme qu'il faudra deux à trois ans après l'autorisation de la FDA pour que les saumons OGM arrivent dans les supermarchés.
Des dangers pour l'environnement?
Certains opposants à la commercialisation affirment que ces saumons pourraient s'échapper et perturber l'équilibre naturel entre les espèces.
AquaBounty affirme pour sa part qu'il n'existe pas de danger. Le comité a accepté cette évaluation, mais plusieurs membres ont quand même jugé souhaitable de mener des études étendues d'impact environnemental.
La FDA critiquée
Les opposants reprochent à la FDA de fonder son jugement scientifique seulement sur les études produites par AquaBounty.
De plus, ils estiment que l'agence a donné un délai trop court (14 jours) pour un examen public du dossier.
Le danger allergique accru présenté par ce saumon inquiète aussi certains biologistes, dont Michael Hansen, de la Consumer Union, l'une des plus grandes organisations américaines de défense des consommateurs.
D'autres déplorent le fait que les règles d'étiquetage en vigueur actuellement ne permettent pas de savoir si le saumon est un OGM.
La semaine dernière, plusieurs personnes ont manifesté devant les installations de l'entreprise Aqua Bounty, à Fortune, à l'Île-du-Prince-Édouard, pour dénoncer le saumon transgénique.
Les porte-parole des manifestants ont expliqué qu'ils craignaient une contamination du saumon naturel de l'Atlantique, que l'on trouve dans l'est du Canada.
– Envoyé à l'aide de la barre d'outils Google"
Plus d'études demandées
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Du saumon
Photo: iStockphoto
Après deux jours d'audience, le groupe d'experts indépendants chargé par l'agence américaine des aliments (FDA) de déterminer si le saumon transgénique est sans danger pour la consommation humaine est arrivé à une première conclusion. Le comité considère qu'il ne possède pas assez de données pour déterminer si la modification génétique qui permet au saumon de grossir deux fois plus rapidement est sans danger pour l'humain et l'environnement.
L'entreprise AquaBounty Technologies, qui espère pouvoir vendre le premier animal génétiquement modifié pour la consommation humaine à la suite de ces audiences, soulève de nombreuses critiques. Une coalition regroupant 31 organisations de défense des consommateurs et de l'environnement s'y oppose.
Les membres du comité reconnaissent que ce saumon modifié semble sans danger, mais ils jugent néanmoins qu'il est important et souhaitable de procéder à plus d'études avant de le commercialiser.
La FDA n'est pas obligée de suivre les recommandations de ce comité consultatif.
Les experts internes de la FDA ont déjà effectué leur évaluation des risques de ce saumon et ont conclu qu'il était sans danger pour la consommation humaine et l'environnement.
AquaBounty, qui produit à l'Île-du-Prince-Édouard les oeufs de poissons destinés à des élevages au Panama, affirme qu'il faudra deux à trois ans après l'autorisation de la FDA pour que les saumons OGM arrivent dans les supermarchés.
Des dangers pour l'environnement?
Certains opposants à la commercialisation affirment que ces saumons pourraient s'échapper et perturber l'équilibre naturel entre les espèces.
AquaBounty affirme pour sa part qu'il n'existe pas de danger. Le comité a accepté cette évaluation, mais plusieurs membres ont quand même jugé souhaitable de mener des études étendues d'impact environnemental.
La FDA critiquée
Les opposants reprochent à la FDA de fonder son jugement scientifique seulement sur les études produites par AquaBounty.
De plus, ils estiment que l'agence a donné un délai trop court (14 jours) pour un examen public du dossier.
Le danger allergique accru présenté par ce saumon inquiète aussi certains biologistes, dont Michael Hansen, de la Consumer Union, l'une des plus grandes organisations américaines de défense des consommateurs.
D'autres déplorent le fait que les règles d'étiquetage en vigueur actuellement ne permettent pas de savoir si le saumon est un OGM.
La semaine dernière, plusieurs personnes ont manifesté devant les installations de l'entreprise Aqua Bounty, à Fortune, à l'Île-du-Prince-Édouard, pour dénoncer le saumon transgénique.
Les porte-parole des manifestants ont expliqué qu'ils craignaient une contamination du saumon naturel de l'Atlantique, que l'on trouve dans l'est du Canada.
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Saumons transgéniques et risques sur les populations sauvages : une étude relance le débat - {SpectroSciences}
Saumons transgéniques et risques sur les populations sauvages : une étude relance le débat - {SpectroSciences}: "Saumons transgéniques et risques sur les populations sauvages : une étude relance le débat
Publié le mardi 13 mars 2007. FAQ de la FDA sur les poissons transgéniques [Brève précédente] [Imprimer cette brève] [Commentaires] [Rubrique] partager [Brève suivante]
L’impact des saumons transgéniques échappés de bassins piscicoles sur les populations sauvages fait encore débat. La semaine dernière, des chercheurs canadiens du Center for Aquaculture and Environnemental Research de Vancouver (Canada) ont publié dans les PNAS [1] une nouvelle étude, comparant la croissance et la prédation exercée de saumons transgéniques et sauvages, en élevage piscicole ou dans un environnement de rivière reconstitué en laboratoire. Leurs résultats semblent tempérer les alarmes des conservationistes. Le saumon transgénique a-t-il donc vraiment une influence sur la survie des populations naturelles ? La question est encore loin d’être tranchée.
JPG - 4.7 ko
Deux saumons Coho d’élevage d’un an : le transgénique est en haut, celui du bas est sauvage.
Credits : Robert H. Devlin/Fisheries and Oceans Canada
En 1996, la société Aqua Bounty Farms Inc. (ABF Inc.) dépose un brevet pour un saumon transgénique : doté du gène de l’hormone de croissance du saumon Chinook du Pacifique muni d’un promoteur de protéine anti-gel de flétan, ce saumon (Salmo solar) transgénique est capable de produire une hormone de croissance tout au long de l’année, alors que l’expression de gènes d’hormone de croissance est normalement réduite chez cette espèce en hiver. Les saumons transgéniques ainsi obtenus grandissent 4 à 6 fois plus vite que les sauvages et atteignent en 1 an et demi leur taille de commercialisation, contre un délais précédent de 2 à 3 ans.
Pour ces animaux génétiquement modifiés, l’élevage dans des parcs en pleine mer comporte un risque d’échappée non négligeable [2]. En effet, il est impossible d’élever des poissons dans des fermes aquacoles en mer ou en rivière sans que certains individus ne s’en échappent. Pour répondre au risque de dissémination de saumons transgéniques et à leurs conséquences sur les populations sauvages, la solution retenue par la FDA et envisagée par l’ABF Inc. consiste à garder les reproducteurs dans des fermes isolées dans les terres, et de traiter par choc hyperbare les œufs obtenus, afin de les rendre triploïdes et donc stériles. Seuls les poissons issus de ces œufs sont ensuite élevés dans les parcs ouverts. Ce traitement n’est cependant efficace qu’à 98-99%. Reste donc un risque de dissémination des 1-2% encore fertiles.
JPG - 10 ko
Saumon quinnat en enclos marin
Sources / Crédits : Pêches et Océans Canada
En 1999, deux généticiens publient dans les PNAS [3] les résultats d’un modèle informatique simulant l’effet de la fuite de quelques medekas transgéniques (sur-exprimant un gène d’hormone de croissance) sur les populations sauvages, dans un rapport d’un poisson GM pour 1000 sauvages. Supposant que le transgène induit un désavantage adaptatif mais confère un avantage reproductif, les chercheurs estimèrent à partir de leur modèle que la population sauvage disparaîtrait au bout de 40 générations. Ce modèle, pourtant limité à une espèce particulière dans des hypothèses et conditions précises, déclencha une large polémique sur l’impact des saumons transgéniques une fois échappés dans la nature. De manière générale, les questions soulevées restaient alors sans réponses concrètes : les saumons transgéniques auraient-ils un avantage reproductif sur leurs congénères sauvages ? Seraient-ils plus voraces ? Ou bien leur grande taille les rendraient-ils plus sensibles à la pression des prédateurs ? La génétique des populations ichtyologiques manque cruellement d’éléments d’appréciation afin de répondre à ces questions environnementales préoccupantes.
Une meilleure évaluation de ces risques devenant indispensable, des scientifiques canadiens se sont intéressés au saumon transgénique Coho du Pacifique, chez lequel fut inséré une copie de son gène de croissance muni d’un promoteur fort. Ce saumon transgénique, également breveté, sert d’objet d’étude pour évaluer les risques environnementaux engendrés par les poissons GM. Reproduisant en laboratoire une portion de rivière de 5 mètres sur 1 mètre, les chercheurs ont suivi la croissance de ces saumons transgéniques et celle de saumons sauvages, et ont comparé ces données à la croissance des deux poissons en élevage piscicole. Dans les élevages, les transgéniques sont trois fois plus longs que les sauvages et exercent une meilleure prédation sur les proies fournies. Par contre, dans un environnement de rivière reconstitué, les transgéniques sont seulement 20% plus longs que les sauvages, et exercent une prédation moins importante qu’en élevage.
Ces résultats montrent que les interactions entre le génotype et l’environnement peuvent influencer le phénotype d’organismes sauvages comme transgéniques. Cependant, l’extrapolation de ces données obtenues en élevage et en laboratoire peuvent conduire à une mauvaise estimation des conséquences de l’échappée de saumons transgéniques dans la nature. D’autres données seront donc nécessaires avant de conclure sur le risque environnemental réel lié aux saumons transgéniques échappés.
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Publié le mardi 13 mars 2007. FAQ de la FDA sur les poissons transgéniques [Brève précédente] [Imprimer cette brève] [Commentaires] [Rubrique] partager [Brève suivante]
L’impact des saumons transgéniques échappés de bassins piscicoles sur les populations sauvages fait encore débat. La semaine dernière, des chercheurs canadiens du Center for Aquaculture and Environnemental Research de Vancouver (Canada) ont publié dans les PNAS [1] une nouvelle étude, comparant la croissance et la prédation exercée de saumons transgéniques et sauvages, en élevage piscicole ou dans un environnement de rivière reconstitué en laboratoire. Leurs résultats semblent tempérer les alarmes des conservationistes. Le saumon transgénique a-t-il donc vraiment une influence sur la survie des populations naturelles ? La question est encore loin d’être tranchée.
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Deux saumons Coho d’élevage d’un an : le transgénique est en haut, celui du bas est sauvage.
Credits : Robert H. Devlin/Fisheries and Oceans Canada
En 1996, la société Aqua Bounty Farms Inc. (ABF Inc.) dépose un brevet pour un saumon transgénique : doté du gène de l’hormone de croissance du saumon Chinook du Pacifique muni d’un promoteur de protéine anti-gel de flétan, ce saumon (Salmo solar) transgénique est capable de produire une hormone de croissance tout au long de l’année, alors que l’expression de gènes d’hormone de croissance est normalement réduite chez cette espèce en hiver. Les saumons transgéniques ainsi obtenus grandissent 4 à 6 fois plus vite que les sauvages et atteignent en 1 an et demi leur taille de commercialisation, contre un délais précédent de 2 à 3 ans.
Pour ces animaux génétiquement modifiés, l’élevage dans des parcs en pleine mer comporte un risque d’échappée non négligeable [2]. En effet, il est impossible d’élever des poissons dans des fermes aquacoles en mer ou en rivière sans que certains individus ne s’en échappent. Pour répondre au risque de dissémination de saumons transgéniques et à leurs conséquences sur les populations sauvages, la solution retenue par la FDA et envisagée par l’ABF Inc. consiste à garder les reproducteurs dans des fermes isolées dans les terres, et de traiter par choc hyperbare les œufs obtenus, afin de les rendre triploïdes et donc stériles. Seuls les poissons issus de ces œufs sont ensuite élevés dans les parcs ouverts. Ce traitement n’est cependant efficace qu’à 98-99%. Reste donc un risque de dissémination des 1-2% encore fertiles.
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Saumon quinnat en enclos marin
Sources / Crédits : Pêches et Océans Canada
En 1999, deux généticiens publient dans les PNAS [3] les résultats d’un modèle informatique simulant l’effet de la fuite de quelques medekas transgéniques (sur-exprimant un gène d’hormone de croissance) sur les populations sauvages, dans un rapport d’un poisson GM pour 1000 sauvages. Supposant que le transgène induit un désavantage adaptatif mais confère un avantage reproductif, les chercheurs estimèrent à partir de leur modèle que la population sauvage disparaîtrait au bout de 40 générations. Ce modèle, pourtant limité à une espèce particulière dans des hypothèses et conditions précises, déclencha une large polémique sur l’impact des saumons transgéniques une fois échappés dans la nature. De manière générale, les questions soulevées restaient alors sans réponses concrètes : les saumons transgéniques auraient-ils un avantage reproductif sur leurs congénères sauvages ? Seraient-ils plus voraces ? Ou bien leur grande taille les rendraient-ils plus sensibles à la pression des prédateurs ? La génétique des populations ichtyologiques manque cruellement d’éléments d’appréciation afin de répondre à ces questions environnementales préoccupantes.
Une meilleure évaluation de ces risques devenant indispensable, des scientifiques canadiens se sont intéressés au saumon transgénique Coho du Pacifique, chez lequel fut inséré une copie de son gène de croissance muni d’un promoteur fort. Ce saumon transgénique, également breveté, sert d’objet d’étude pour évaluer les risques environnementaux engendrés par les poissons GM. Reproduisant en laboratoire une portion de rivière de 5 mètres sur 1 mètre, les chercheurs ont suivi la croissance de ces saumons transgéniques et celle de saumons sauvages, et ont comparé ces données à la croissance des deux poissons en élevage piscicole. Dans les élevages, les transgéniques sont trois fois plus longs que les sauvages et exercent une meilleure prédation sur les proies fournies. Par contre, dans un environnement de rivière reconstitué, les transgéniques sont seulement 20% plus longs que les sauvages, et exercent une prédation moins importante qu’en élevage.
Ces résultats montrent que les interactions entre le génotype et l’environnement peuvent influencer le phénotype d’organismes sauvages comme transgéniques. Cependant, l’extrapolation de ces données obtenues en élevage et en laboratoire peuvent conduire à une mauvaise estimation des conséquences de l’échappée de saumons transgéniques dans la nature. D’autres données seront donc nécessaires avant de conclure sur le risque environnemental réel lié aux saumons transgéniques échappés.
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